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 Les Cathédrales du monde !
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willy80
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MessageSujet: sujet Cathédrale du monde Notre Dame d'Amiens   Lun 26 Jan 2009 - 23:01

En mai 1940, lors des bombardements allemands qui affectèrent gravement la ville, la cathédrale fut également quasi miraculeusement épargnée.


Dimensions


Plan initial de la cathédrale réalisé par Eugène Viollet-le-Duc. La cathédrale a peu changé depuis lors. On doit y ajouter les 11 chapelles latérales de la nef construites rigoureusement dans l'axe des 2 collatéraux extérieurs du chœur



Plan initial de la cathédrale avec échelle. Réalisé par G. Dehio et G. von Bezold.



  • longueur extérieure : 145 m
  • longueur intérieure : 133,50 m
  • profondeur du chœur y compris déambulatoire et chapelle axiale : 64 m
  • longueur de la nef : 54 m
  • largeur du vaisseau central de la nef : 14,60 m
  • largeur des bas-côtés de la nef : 8,65 m
  • largeur de la nef avec ses 2 bas-côtés : 32 m
  • hauteur sous voûte des bas-côtés de la nef : 19,7 m (soit près du double des bas-côtés de la nef de Notre-Dame de Paris, qui ont entre 10 et 10,5 mètres de hauteur)
  • hauteur des colonnes bordant la nef (chapiteaux inclus) : 13,85 m
  • distance entre les piles (d'ouest en est) : 5,2 m


  • largeur du transept sans ses 2 collatéraux : 14,25 m
  • largeur totale hors œuvre du transept : 29,30 m
  • longueur hors œuvre du transept : 70 m
  • longueur dans œuvre du transept : 62 m


  • hauteur sous voûte : 42,30 m (contre 33,50 m pour Notre-Dame de Paris)
  • hauteur extérieure du faîte des toitures : 56 m
  • hauteur de la flèche : 112,70 m
  • hauteur de la tour nord : 68,19 m (même hauteur que les tours de Notre-Dame de Paris)
  • hauteur de la tour sud : 61,70 m (seulement six mètres de plus que le faîte du toit de l'édifice environ)
  • surface couverte : 7 700 m2
  • volume intérieur : environ 200 000 m3 (près du double de Notre-Dame de Paris, mais la moitié seulement du volume de la Cathédrale de Cologne qui fait 407 000 m3)


Façade occidentale

  • largeur totale : 48,78 m
  • largeur du porche du portail du Beau-Dieu : 11,69 m
  • profondeur de ce porche : 5,52 m
  • largeur des deux porches latéraux : 6,27 m
  • profondeur de ces deux porches : 4,54 m
  • largeur des 2 contreforts séparant ces 3 porches : 2,92 m

D'après le livre « Notre-Dame d'Amiens » publié en 1833 par Antoine Pierre Marie Gilbertla hauteur totale depuis le pavé de l'église jusqu'au sommet de la flèche, y compris le coq, serait de 128,64 m dont il faut soustraire deux mètres liés à la restauration menée ultérieurement.

Plan et élévation
La cathédrale est érigée sur un plan en forme de croix latine, avec une nef à bas-côtés, un transept à bas-côtés et un chœur qui comprend même cinq vaisseaux. Le déambulatoire est entouré de sept chapelles rayonnantes, dont la centrale, la chapelle d'axe, ressemble par son architecture à la Sainte-Chapelle de Paris, dont elle est contemporaine. L'élévation dans la nef est tripartite :triforium et la claire-voie des fenêtres hautes. Les piliers qui supportent les arcades sont ronds et cantonnés par quatre colonnettes. Les voûtes à croisées d'ogives sont supportées par des colonnettes engagées. Les proportions sont très harmonieuses.

L'extérieur de la cathédrale

La façade occidentale, ses trois portails, ses deux tours et sa rosace




La façade occidentale et les dire comportant trois portails, trois niveaux d'élévation et deux tours. Les niveaux d'élévation sont le niveau des portails, celui de la galerie des rois surmontant un triforium formé d'une série d'arcades géminées, et celui de la rosace. Enfin au dessus s'élèvent les deux tours (reliées au XIXe siècle par la galerie des Sonneurs ajoutée par Viollet-le-Duc).
Chacun des trois portails est surmonté d'un gâble triangulaire, doté en son centre d'une décoration tréflée. Les bases de ces gâbles sont flanquées à droite et à gauche de deux impressionnantes gargouilles figurant des êtres grimaçants et fantastiques. Le grand gâble du portail central supporte à son sommet une statue d'ange sonnant la trompette, statue placée à cet endroit au XIXe siècle par Eugène Viollet-le-Duc, en remplacement d'une statue de Michel_(archange)]saint Michel étripant le dragon.
Une différence est frappante entre la façade intérieure et la façade extérieure. En effet, la façade intérieure nous montre le premier projet de façade modifié par la suite, caché par l'orgue.
La partie supérieure du massif de la façade occidental y compris les tours n'a que 6 mètres de profondeur. La façade prend en compte la surélévation de la nef (4 mètres en plus) sur les grandes baies supérieures. La rosace refaite au XVIe siècle est de style gothique flamboyant typique.
Gargouille fantastique ornant la base droite du gâble du portail saint Firmin (portail de gauche du côté nord).



Tout au dessus, une courtine, appelée galerie des sonneurs, est surmontée par une seconde galerie composée de fines arcades ajourées. L'ensemble occupe l'espace entre les deux tours. Derrière ces galeries on trouve une terrasse appelée Chambre des musiciens.
Quatre contreforts très puissants divisent verticalement l'édifice et séparent les trois portails. Ils sont particulièrement saillants au niveau du rez-de-chaussée où ils séparent et encadrent solidement les portails. Ils sont destinés à assurer la stabilité, tant de la façade que des deux tours qu'elle supporte.
Ces contreforts se rétrécissent brutalement lors du passage du premier au deuxième niveau (celui du triforium supportant la galerie des rois), formant à cet endroit une retraite marquée par une profonde marche. Le deuxième niveau de la façade se situe dès lors largement en retrait par rapport à l'étage inférieur des portails. Cette marche des 4 contreforts est ornée d'énormes et imposants pinacles très travaillés. La même disposition se reproduit lors du passage du niveau deux au niveau trois de la façade (rosace) et une nouvelle série de quatre gros pinacles occupe la deuxième retraite des contreforts ainsi formée. Au total, la façade de la cathédrale apparait ainsi très décorée.
Une erreur technique réside dans la façade par le fait que des fuites ont été constatées : l'eau coulait des grandes galeries supérieures sur les porches ce qui posait des problèmes pour la sauvegarde des sculptures des portails entre autres.

Les tours
Les tours sont en réalité des moitiés de tour et n'ont aucune ampleur. Elles ne permettent pas d'élancer le bâtiment ce qu'elles devraient faire. Ce rôle d'élancement est réalisé par la flèche du transept qui elle est visible depuis de nombreux endroits de la ville d'Amiens.
Les tours furent les dernières parties de l'édifice à être construites. Les deux tours, au lieu d’être élevées sur un plan carré comme toutes les tours des cathédrales de cette époque, sont rectangulaires, ou plus précisément barlongues, c'est-à-dire moitié moins épaisses que larges. Ce ne sont que des moitiés de tours dans toute leur hauteur, et les deux contreforts, qui devaient se trouver, latéralement, dans région médiane de ces tours, sont devenus contreforts d'angles. A l'origine de cette situation : un manque de ressources financières.
En 1240, l’évêque Arnoult avait poussé les travaux à une telle cadence que les fonds étaient épuisés. Il fallut suspendre la construction et amasser de nouvelles sommes. De plus en 1258, un incendie détruisit les charpentes des chapelles de l'abside. Ce désastre contribua encore à ralentir l'achèvement du chœur de la façade et des tours. À Amiens, comme partout ailleurs, les populations montraient moins d'ardeur et d'enthousiasme à voir terminer le monument. On mit un temps assez long à recueillir les dons nécessaires à la continuation des travaux, et ces dons ne furent pas assez abondants pour permettre de déployer dans ce qui restait à construire toute la grandeur que l'on prévoyait initialement. En élevant la nef, de 1220 à 1228, on avait voulu achever, avant tout, le vaisseau, et on ne s’était pas préoccupé de la façade laissée en suspens. La porte centrale seule avait été percée et la rose supérieure ouverte. Ce ne fut qu'en 1238, lorsqu'une nouvelle impulsion fut donnée aux travaux par l'évêque Arnoult, que l'on songea à terminer la façade occidentale. Mais déjà, sans doute, on pressentait l'épuisement des ressources, si abondantes pendant le règne de Philippe-Auguste (mort en 1223), et les projets primitifs furent restreints [12].
La preuve la plus certaine de cette modification apportée au projet initial de Robert de Luzarches, c'est que les fondations existent sous le périmètre total des tours telles qu’elles auraient dû être. En d'autres mots la partie inférieure de la façade et la base des tours construite avant 1238 répond bien au plan initial. De cette façade primitive, il reste :


Dernière édition par willy80 le Mar 27 Jan 2009 - 0:30, édité 2 fois
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MessageSujet: sujet Cathédrale du monde Notre Dame d'Amiens   Lun 26 Jan 2009 - 23:03

l'entourage de la grande rosace

Dès 1240, les nouvelles parties de la façade s'élèvent suivant le nouveau plan moins ambitieux :

  • les trois porches ainsi que les gâbles et pinacles qui les surmontent (datés de 1240 environ)
  • la galerie ajourée et la galerie des rois (datés également de 1240)
  • l'étage inférieur des tours.

Quant aux parties supérieures de ces tours et à la galerie entre les deux, ce sont des constructions élevées au XIVe siècle et même au début du XVe. Elles sont construites largement en retrait par rapport à la base de la façade et des tours, ce qui leur donne une forme aplatie d'ouest en est, c'est-à-dire un plan rectangulaire et non carré. Il est clair que de telles tours ne pouvaient s'élever très haut.
Les tours sont d'inégale hauteur. Leur dernier étage est de style et de décoration très différents. Tandis que le sommet de la tour sud est encore de style rayonnant, celui de la tour nord, achevé 36 ans plus tard, est un bel exemple de style gothique flamboyant. Elles sont toutes deux flanquées d'une petite tourelle quadrangulaire, nichée entre les deux contreforts latéraux et faisant corps avec la tour. Ces tourelles abritent chacune un escalier à vis permettant d'atteindre les premiers étages des tours, et sont surmontées d'un élégant toit pyramidal fort bien décoré.
Sur la face sud de la tour sud, au niveau du contrefort occidental, on peut voir un cadran solaire, surmonté de la statue d'un ange. Cette tour fut achevée en 1366.

La tour nord et sa contre-butée

Quant à la tour nord, la déclivité du terrain posa quelques problèmes. On dut d'abord construire une énorme contre-butée pour pallier les risques d'écroulement. Celle-ci fut mise en chantier en 1375, si bien que ce n'est qu'en 1402 que le couronnement de cette tour nord fut enfin réalisé.
De style flamboyant, la contre-butée est très riche en ornements, bien plus que la façade nord adjacente. On peut y voir neuf très belles statues du XIVe siècle, réparties en trois groupes superposés. Le groupe inférieur présente les statues de la Vierge Marie, saint Jean-Baptiste et saint Firmin le martyr. Le groupe moyen : le roi Charles V de France et ses deux fils, le dauphin Charles futur Charles VI et Louis, duc de Touraine et futur duc d'Orléans. Enfin le groupe le plus élevé nous montre le cardinal Jean de La Grange et deux personnages non identifiés.

Le portail du Jugement dernier]Le portail du Jugement dernier au centre de la façade occidentale de Notre-Dame d'Amiens : le tympan et les voussures.



Le portail du Jugement dernier - vue d'ensemble.



Les portails de la façade ouest sont, comme celui du transept sud, richement ornés de sculptures, qui présentent tout un programme théologique. Le grand portail central ou portail du Jugement dernier, encore appelé parfois portail du Beau Dieu, est entouré de deux autres portails plus petits : celui de la Mère-Dieu, à droite au sud, et celui de saint Firmin à gauche.
Le tympan au-dessus du grand portail est décoré d'une représentation du Jugement dernier, lorsque à la fin des temps, selon la tradition chrétienne, les morts ressuscitent puis sont jugés par le Christ. Ce tympan[/url] est subdivisé en trois registres.
Au niveau inférieur du tympan, les ressuscités sortent de leurs tombeaux au son de la trompette. L'archange Michel_(archange)]saint Michel[/url] et sa balance sont présents au milieu d'eux pour peser les âmes. Au bas de la scène, un démon essaie de tricher en faisant pencher l'un des plateaux de son côté.
Au registre intermédiaire, les damnés sont séparés des élus et, entièrement nus, poussés par des démons, se dirigent vers la gueule d'un monstre, le Léviathan.
Au registre supérieur, le Christ sur son trône, les mains levées, le torse dénudé afin de montrer ses blessures, est entouré de la Vierge et de Saint Jean qui agenouillés intercèdent en faveur du salut des âmes, ainsi que d'anges qui portent les instruments de la Passion.
La représentation de l'enfer et du paradis se trouve dans les claveaux inférieurs des voussures du tympan. Au paradis, on voit d'abord les âmes recueillies dans le giron d'Abraham . Elles se dirigent ensuite vers une cité qui représente la Jérusalem céleste.
L'enfer tel que représenté est fort semblable à celui de Notre-Dame de Paris. On peut y voir une marmite et des cavaliers nus juchés sur des chevaux cabrés. Ils évoquent l'Apocalypse.
L'impression générale qui se dégage de cette vaste représentation n'est pas pessimiste. L'enfer n'occupe qu'une très petite partie de l'ensemble et plusieurs éléments soulignent la miséricorde et la bonté du Seigneur. La Vierge Marie et saint Jean, intercèdent pour nous, et l'image de Jésus, qui préside au Jugement montrant ses plaies, nous rappelle qu'il est venu à notre secours en tant que Rédempteur pour racheter nos péchés, et n'a pas hésité à souffrir par amour pour nous.
Portail du Jugement Dernier : Le Beau Dieu du trumeau



Au centre du portail central, au trumeau entre les deux vantaux de la porte, se trouve une statue du Christ sauveur, le « Beau-Dieu d'Amiens », magnifique représentation du Christ. C'est l'une des statues les plus remarquables de la cathédrale. Il s'agit d'un Christ enseignant. Debout, vêtu d'une longue tunique, il a les pieds posés sur un dragon et un lion et tient de la main gauche un livre fermé, tout en bénissant de la main droite. Selon la légende, le sculpteur n'avait pas d'inspiration pour réaliser la statue. Dieu lui serait apparu en pleine nuit. Le lendemain matin, on retrouva le sculpteur mort, la statue du Beau Dieu à ses côtés.
Sur les piédroits des ébrasements se trouvent les grandes statues des douze apôtres entourés des quatre prophètes principaux. A la gauche du portail nous retrouvons successivement de gauche à droite : les prophètes Daniel et Ézéchiel, suivis de ou Jude, Philippe, Mathieu, ThomasJacques le Mineur et Paul. A droite la séquence est la suivante Pierre André Jacques le Majeur,Jean Simon ou Jude, Barthélémy, puis les prophètes Isaïe et Jérémie. À leur base, on peut voir une série de médaillons polylobés qui représentent les vices et les vertus.
Latéralement, du côté droit du portail, entre le portail du Jugement et celui de la Mère-Dieu, se trouvent d'autres séries de médaillons avec, entre autres, un Jonas recraché par la baleine.

Le portail Saint-Firmin


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MessageSujet: Re: Les Cathédrales du monde !   Lun 26 Jan 2009 - 23:25

Dimensions
Plan initial de la cathédrale réalisé par Eugène Viollet-le-Duc. La cathédrale a peu changé depuis lors. On doit y ajouter les 11 chapelles latérales de la nefconstruites rigoureusement dans l'axe des 2 collatéraux extérieurs du chœur



Plan initial de la cathédrale avec échelle. Réalisé par G. Dehio et G. von Bezold.




  • longueur extérieure : 145 m
  • longueur intérieure : 133,50 m
  • profondeur du chœur y compris déambulatoire et chapelle axiale : 64 m
  • longueur de la nef : 54 m
  • largeur du vaisseau central de la nef : 14,60 m
  • largeur des bas-côtés de la nef : 8,65 m
  • largeur de la nef avec ses 2 bas-côtés : 32 m
  • hauteur sous voûte des bas-côtés de la nef : 19,7 m (soit près du double des bas-côtés de la nef de Notre-Dame de Paris, qui ont entre 10 et 10,5 mètres de hauteur)
  • hauteur des colonnes bordant la nef (chapiteaux inclus) : 13,85 m
  • distance entre les piles (d'ouest en est) : 5,2 m


  • largeur du transept sans ses 2 collatéraux : 14,25 m
  • largeur totale hors œuvre du transept : 29,30 m
  • longueur hors œuvre du transept : 70 m
  • longueur dans œuvre du transept : 62 m


  • hauteur sous voûte : 42,30 m (contre 33,50 m pour Notre-Dame de Paris)
  • hauteur extérieure du faîte des toitures : 56 m
  • hauteur de la flèche : 112,70 m
  • hauteur de la tour nord : 68,19 m (même hauteur que les tours de Notre-Dame de Paris)
  • hauteur de la tour sud : 61,70 m (seulement six mètres de plus que le faîte du toit de l'édifice environ)
  • surface couverte : 7 700 m2
  • volume intérieur : environ 200 000 m3 (près du double de Notre-Dame de Paris, mais la moitié seulement du volume de la Cathédrale de Cologne qui fait 407 000 m3)


Façade occidentale

  • largeur totale : 48,78 m
  • largeur du porche du portail du Beau-Dieu : 11,69 m
  • profondeur de ce porche : 5,52 m
  • largeur des deux porches latéraux : 6,27 m
  • profondeur de ces deux porches : 4,54 m
  • largeur des 2 contreforts séparant ces 3 porches : 2,92 m

D'après le livre « Notre-Dame d'Amiens » publié en 1833 par Antoine Pierre Marie Gilbert [11], la hauteur totale depuis le pavé de l'église jusqu'au sommet de la flèche, y compris le coq, serait de 128,64 m dont il faut soustraire deux mètres liés à la restauration menée ultérieurement.

Plan et élévation [modifier]


La cathédrale est érigée sur un plan en forme de croix latine, avec une nef à bas-côtés, un transept à bas-côtés et un chœur qui comprend même cinq vaisseaux. Le déambulatoire est entouré de sept chapelles rayonnantes, dont la centrale, la chapelle d'axe, ressemble par son architecture à la Sainte-Chapelle de Paris, dont elle est contemporaine. L'élévation dans la nef est tripartite : grandes arcades, triforium et la claire-voie des fenêtres hautes. Les piliers qui supportent les arcades sont ronds et cantonnés par quatre colonnettes. Les voûtes à croisées d'ogives sont supportées par des colonnettes engagées. Les proportions sont très harmonieuses.

L'extérieur de la cathédrale [


La façade occidentale et les tours [


On observe une façade harmonique c'est-à-dire comportant trois portails, trois niveaux d'élévation et deux tours. Les niveaux d'élévation sont le niveau des portails, celui de la galerie des rois surmontant un triforium formé d'une série d'arcades géminées, et celui de la rosace. Enfin au dessus s'élèvent les deux tours (reliées au XIXe siècle par la galerie des Sonneurs ajoutée par Viollet-le-Duc).
Chacun des trois portails est surmonté d'un gâble triangulaire, doté en son centre d'une décoration tréflée. Les bases de ces gâbles sont flanquées à droite et à gauche de deux impressionnantes gargouilles figurant des êtres grimaçants et fantastiques. Le grand gâble du portail central supporte à son sommet une statue d'ange sonnant la trompette, statue placée à cet endroit au XIXe siècle par Eugène Viollet-le-Duc, en remplacement d'une statue de saint Michel étripant le dragon.
Une différence est frappante entre la façade intérieure et la façade extérieure. En effet, la façade intérieure nous montre le premier projet de façade modifié par la suite, caché par l'orgue.
La partie supérieure du massif de la façade occidental y compris les tours n'a que 6 mètres de profondeur. La façade prend en compte la surélévation de la nef (4 mètres en plus) sur les grandes baies supérieures. La rosace refaite au XVIe siècle est de style gothique flamboyant typique.
Gargouille fantastique ornant la base droite du gâble du portail saint Firmin (portail de gauche du côté nord).



Tout au dessus, une courtine, appelée galerie des sonneurs, est surmontée par une seconde galerie composée de fines arcades ajourées. L'ensemble occupe l'espace entre les deux tours. Derrière ces galeries on trouve une terrasse appelée Chambre des musiciens.
Quatre contreforts très puissants divisent verticalement l'édifice et séparent les trois portails. Ils sont particulièrement saillants au niveau du rez-de-chaussée où ils séparent et encadrent solidement les portails. Ils sont destinés à assurer la stabilité, tant de la façade que des deux tours qu'elle supporte.
Ces contreforts se rétrécissent brutalement lors du passage du premier au deuxième niveau (celui du triforium supportant la galerie des rois), formant à cet endroit une retraite marquée par une profonde marche. Le deuxième niveau de la façade se situe dès lors largement en retrait par rapport à l'étage inférieur des portails. Cette marche des 4 contreforts est ornée d'énormes et imposants pinacles très travaillés. La même disposition se reproduit lors du passage du niveau deux au niveau trois de la façade (rosace) et une nouvelle série de quatre gros pinacles occupe la deuxième retraite des contreforts ainsi formée. Au total, la façade de la cathédrale apparait ainsi très décorée.
Une erreur technique réside dans la façade par le fait que des fuites ont été constatées : l'eau coulait des grandes galeries supérieures sur les porches ce qui posait des problèmes pour la sauvegarde des sculptures des portails entre autres.
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MessageSujet: Re: Les Cathédrales du monde !   Lun 26 Jan 2009 - 23:28

Les tours


Les tours sont en réalité des moitiés de tour et n'ont aucune ampleur. Elles ne permettent pas d'élancer le bâtiment ce qu'elles devraient faire. Ce rôle d'élancement est réalisé par la flèche du transept qui elle est visible depuis de nombreux endroits de la ville d'Amiens.
Les tours furent les dernières parties de l'édifice à être construites. Les deux tours, au lieu d’être élevées sur un plan carré comme toutes les tours des cathédrales de cette époque, sont rectangulaires, ou plus précisément barlongues, c'est-à-dire moitié moins épaisses que larges. Ce ne sont que des moitiés de tours dans toute leur hauteur, et les deux contreforts, qui devaient se trouver, latéralement, dans région médiane de ces tours, sont devenus contreforts d'angles. A l'origine de cette situation : un manque de ressources financières.
En 1240, l’évêque Arnoult avait poussé les travaux à une telle cadence que les fonds étaient épuisés. Il fallut suspendre la construction et amasser de nouvelles sommes. De plus en 1258, un incendie détruisit les charpentes des chapelles de l'abside. Ce désastre contribua encore à ralentir l'achèvement du chœur, de la façade et des tours. À Amiens, comme partout ailleurs, les populations montraient moins d'ardeur et d'enthousiasme à voir terminer le monument. On mit un temps assez long à recueillir les dons nécessaires à la continuation des travaux, et ces dons ne furent pas assez abondants pour permettre de déployer dans ce qui restait à construire toute la grandeur que l'on prévoyait initialement. En élevant la nef, de 1220 à 1228, on avait voulu achever, avant tout, le vaisseau, et on ne s’était pas préoccupé de la façade laissée en suspens. La porte centrale seule avait été percée et la rose supérieure ouverte. Ce ne fut qu'en 1238, lorsqu'une nouvelle impulsion fut donnée aux travaux par l'évêque Arnoult, que l'on songea à terminer la façade occidentale. Mais déjà, sans doute, on pressentait l'épuisement des ressources, si abondantes pendant le règne de Philippe-Auguste (mort en 1223), et les projets primitifs furent restreints [12].
La preuve la plus certaine de cette modification apportée au projet initial de Robert de Luzarches, c'est que les fondations existent sous le périmètre total des tours telles qu’elles auraient dû être. En d'autres mots la partie inférieure de la façade et la base des tours construite avant 1238 répond bien au plan initial. De cette façade primitive, il reste :

Dès 1240, les nouvelles parties de la façade s'élèvent suivant le nouveau plan moins ambitieux :

  • les trois porches ainsi que les gâbles et pinacles qui les surmontent (datés de 1240 environ)
  • la galerie ajourée et la galerie des rois (datés également de 1240)
  • l'étage inférieur des tours.

Quant aux parties supérieures de ces tours et à la galerie entre les deux, ce sont des constructions élevées au XIVe siècle et même au début du XVe. Elles sont construites largement en retrait par rapport à la base de la façade et des tours, ce qui leur donne une forme aplatie d'ouest en est, c'est-à-dire un plan rectangulaire et non carré. Il est clair que de telles tours ne pouvaient s'élever très haut.
Les tours sont d'inégale hauteur. Leur dernier étage est de style et de décoration très différents. Tandis que le sommet de la tour sud est encore de style rayonnant, celui de la tour nord, achevé 36 ans plus tard, est un bel exemple de style gothique flamboyant. Elles sont toutes deux flanquées d'une petite tourelle quadrangulaire, nichée entre les deux contreforts latéraux et faisant corps avec la tour. Ces tourelles abritent chacune un escalier à vis permettant d'atteindre les premiers étages des tours, et sont surmontées d'un élégant toit pyramidal fort bien décoré.
Sur la face sud de la tour sud, au niveau du contrefort occidental, on peut voir un cadran solaire, surmonté de la statue d'un ange. Cette tour fut achevée en 1366.

La tour nord et sa contre-butée

Quant à la tour nord, la déclivité du terrain posa quelques problèmes. On dut d'abord construire une énorme contre-butée pour pallier les risques d'écroulement. Celle-ci fut mise en chantier en 1375, si bien que ce n'est qu'en 1402 que le couronnement de cette tour nord fut enfin réalisé.
De style flamboyant, la contre-butée est très riche en ornements, bien plus que la façade nord adjacente. On peut y voir neuf très belles statues du XIVe siècle, réparties en trois groupes superposés. Le groupe inférieur présente les statues de la Vierge Marie, saint Jean-Baptiste et saint Firmin le martyr. Le groupe moyen : le roi Charles V de France et ses deux fils, le dauphin Charles futur Charles VI et Louis, duc de Touraine et futur duc d'Orléans. Enfin le groupe le plus élevé nous montre le cardinal Jean de La Grange et deux personnages non identifiés.
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MessageSujet: Re: Les Cathédrales du monde !   Lun 26 Jan 2009 - 23:34

zodiaque de la cathédrale d'Amiens.


Le portail de la Mère-Dieu ou de la Vierge


La Vierge qui orne le portail de la Mère-Dieu écrasant le Mal. D'allure encore assez hiératique, elle date de la première moitié du XIIIe siècle. Dessin d'Eugène Viollet-le-Duc (1856).



Le portail méridional de la façade occidentale, appelé portail de la Mère-Dieu, est consacré à la Vierge. Au tympan, on trouve au registre inférieur une série de six personnages de l'Ancien testament, les ancêtres de la Vierge. La mort et l'assomption de la Vierge sont représentés au niveau du registre moyen, et enfin on assiste à son Couronnement au paradis, au registre supérieur[17].
Au trumeau se trouve une grande statue de la Vierge foulant le Mal, représenté sous la forme d'un animal fantastique griffu à tête humaine. Elle est figurée dans une attitude très statique, ce qui est la marque des statues inspirées du modèle chartrain (c'est-à-dire du modèle de la cathédrale de Chartres).
Les statues qui ornent les ébrasements des piédroits latéraux sont particulièrement remarquables : à droite, groupées deux à deux, elles représentent trois épisodes importants de la vie de la Vierge Marie : l'Annonciation, la Visitation et la Présentation de Jésus au Temple. A gauche, de l'extérieur vers l'intérieur, on trouve la reine de Saba, le roi Salomon, le roi Hérode le Grand puis les trois rois mages.

Les médaillons des soubassements contiennent notamment des représentations d'épisodes de la vie du Christ, mais surtout des épisodes de la vie des rois représentés à gauche du portail : histoire de Salomon y compris ses relations avec la reine de Saba, épisodes du règne du roi Hérode et histoire de ses relations avec les rois mages.

Le paradis terrestre et le péché originel


Portail de la Mère-Dieu : la naissance d'Ève



La tentation d'Adam et Ève - Détail du bas du trumeau du portail de la Mère-Dieu



La base du trumeau comporte des bas-reliefs consacrés au péché originel, thème souvent associé à la Vierge, puisque c'est par elle qu'arrive le Christ-Rédempteur. Cette association se retrouve notamment au trumeau du portail de la Vierge de Notre-Dame de Paris.
La troisième partie de ce bas-relief du paradis terrestre représente la tentation d'Adam et Ève et le péché originel. Le couple se trouve aux pieds de l'arbre de la connaissance du bien et du mal dont Dieu a défendu de consommer les fruits. Le diable a ici la forme d'un serpent ayant la tête d'une femme séduisante. Il s'agit en fait de Lilith, personnage biblique absente de la bible chrétienne, mais présente dans les écrits rabbiniques du Talmud de Babylone. D'après la tradition juive, Lilith était la première épouse d'Adam. Elle aurait refusé d'accepter la position inférieure lorsqu'ils faisaient l'amour. Elle quitte alors le paradis terrestre et bientôt réitère son refus de se soumettre mais à Dieu cette fois, lequel lui intimait l'ordre de le faire. Plus tard, ayant quitté la surface de la terre, cette femme perverse finit par devenir diablesse et favorite de Lucifer. Elle revint tenter le couple qu'elle jalousait, afin de les faire désobéir à Dieu et de les précipiter dans le malheur.

La Galerie des Rois et sa galerie basse


Les rois du centre de la galerie



La rosace de la façade occidentale précédée de sa terrasse se situe juste au dessus de la Galerie des Rois.



Sur la façade de Notre-Dame d'Amiens, immédiatement au-dessus des trois porches, se trouve une galerie de service couverte, richement décorée d'arcatures et de colonnettes. La galerie des Rois la surmonte, et celle-ci supporte une terrasse.
La galerie basse, intermédiaire entre la galerie des Rois et les gâbles des porches, est de fort belle facture et date de 1235 environ. Cette galerie basse, appelée communément "triforium" est praticable, comme d'ailleurs celle des Rois et la terrasse supérieure à celle des Rois. Toutes ces galeries communiquent avec les étages intérieurs des tours.
Derrière la galerie basse ou triforium s'ouvrent de grandes baies, qui éclairaient la nef centrale de la cathédrale, à travers une autre galerie intérieure (avant la pose de la tribune des grandes orgues).
Derrière la galerie des Rois s'ouvrent d'autres fenêtres plus courtes. Celles-ci donnent à l'intérieur de l'édifice sur une seconde galerie intérieure qui surmonte la galerie inférieure.
On remarque que les arcatures de la galerie inférieure portent sur des piles composées de trois colonnes groupées devant un pilastre. Sur ces piles reposent des arcs richement décorés de redans et d'animaux sculptés sur le devant des sommiers.
Une seule assise de pierre sépare la galerie basse ou triforium de celle des Rois.
Au dessus de cette dernière se trouve une terrasse découverte et dallée. Les eaux du dallage sont rejetées extérieurement par les têtes des longues gargouilles qui décorent le dessus de la Galerie des Rois.
Au dessus de cette dernière se trouve une terrasse découverte et dallée. Les eaux du dallage sont rejetées extérieurement par les têtes des gargouilles qui décorent le dessus de la galerie des Rois et qui débouchent au niveau de la base des arcatures entourant la tête des rois.

Les statues de la galerie des Rois


Elles sont au nombre de 22 et on ne sait pas avec certitude qui elles représentent. Elles datent de la première moitié du XIIIe siècle. La partie centrale de la façade compte huit énormes statues de 3,75 mètres, placées à 30 mètres de hauteur. En outre on en compte six sur chaque face occidentale de la base de chacune des tours, et deux encore placées à l'avant des contreforts centraux de la façade, contreforts qui divisent celle-ci en trois zones verticales.
Ces statues paraissent relativement mal proportionnées, dotées de têtes quelque peu trop grosses et de jambes trop courtes. On retrouve ce type de galerie à la cathédrale Notre-Dame de Reims, ainsi qu'à Notre-Dame de Paris (A Paris, les statues datent en fait du XIXe siècle).

La rosace occidentale

De style gothique flamboyant, elle fut érigée au début du XVIe siècle sur ordre du maire de l'époque. On l'appelle aussi rosace de la Mer. Située juste au dessus de la partie centrale de la galerie des Rois, elle est précédée de la terrasse dont le dallage est doté des gargouilles qui pointent à l'extérieur au niveau de la tête des rois de la galerie. Elle est donc en retrait par rapport aux parties sous-jacentes de la façade.
Vue de l'extérieur, sa partie inférieure est masquée par le rebord de la balustrade de cette terrasse, rebord qui n'est autre que la partie supérieure des arcatures de la Galerie des Rois
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MessageSujet: Re: Les Cathédrales du monde !   Lun 26 Jan 2009 - 23:38

Sur la façade de Notre-Dame d'Amiens, immédiatement au-dessus des trois porches, se trouve une galerie de service couverte, richement décorée d'arcatures et de colonnettes. La galerie des Rois la surmonte, et celle-ci supporte une terrasse.
La galerie basse, intermédiaire entre la galerie des Rois et les gâbles des porches, est de fort belle facture et date de 1235 environ. Cette galerie basse, appelée communément "triforium" est praticable, comme d'ailleurs celle des Rois et la terrasse supérieure à celle des Rois. Toutes ces galeries communiquent avec les étages intérieurs des tours.
Derrière la galerie basse ou triforium s'ouvrent de grandes baies, qui éclairaient la nef centrale de la cathédrale, à travers une autre galerie intérieure (avant la pose de la tribune des grandes orgues).
Derrière la galerie des Rois s'ouvrent d'autres fenêtres plus courtes. Celles-ci donnent à l'intérieur de l'édifice sur une seconde galerie intérieure qui surmonte la galerie inférieure.
On remarque que les arcatures de la galerie inférieure portent sur des piles composées de trois colonnes groupées devant un pilastre. Sur ces piles reposent des arcs richement décorés de redans et d'animaux sculptés sur le devant des sommiers.
Une seule assise de pierre sépare la galerie basse ou triforium de celle des Rois.
Au dessus de cette dernière se trouve une terrasse découverte et dallée. Les eaux du dallage sont rejetées extérieurement par les têtes des longues gargouilles qui décorent le dessus de la Galerie des Rois.
Au dessus de cette dernière se trouve une terrasse découverte et dallée. Les eaux du dallage sont rejetées extérieurement par les têtes des gargouilles qui décorent le dessus de la galerie des Rois et qui débouchent au niveau de la base des arcatures entourant la tête des rois.

Les statues de la galerie des Rois


Elles sont au nombre de 22 et on ne sait pas avec certitude qui elles représentent. Elles datent de la première moitié du XIIIe siècle. La partie centrale de la façade compte huit énormes statues de 3,75 mètres, placées à 30 mètres de hauteur. En outre on en compte six sur chaque face occidentale de la base de chacune des tours, et deux encore placées à l'avant des contreforts centraux de la façade, contreforts qui divisent celle-ci en trois zones verticales.
Ces statues paraissent relativement mal proportionnées, dotées de têtes quelque peu trop grosses et de jambes trop courtes. On retrouve ce type de galerie à la cathédrale Notre-Dame de Reims, ainsi qu'à Notre-Dame de Paris (A Paris, les statues datent en fait du XIXe siècle).

La rosace occidentale [modifier]


De style gothique flamboyant, elle fut érigée au début du XVIe siècle sur ordre du maire de l'époque. On l'appelle aussi rosace de la Mer. Située juste au dessus de la partie centrale de la galerie des Rois, elle est précédée de la terrasse dont le dallage est doté des gargouilles qui pointent à l'extérieur au niveau de la tête des rois de la galerie. Elle est donc en retrait par rapport aux parties sous-jacentes de la façade.
Vue de l'extérieur, sa partie inférieure est masquée par le rebord de la balustrade de cette terrasse, rebord qui n'est autre que la partie supérieure des arcatures de la Galerie des Rois.


Les façades latérales de la cathédrale [modifier]



Caractéristiques générales [modifier]


Porte Saint-Christophe du côté sud de la nef : statue de saint Christophe portant le petit Jésus sur ses épaules.



Groupe de l'annonciation sur la façade de la chapelle latérale sud, dite de Notre-Dame de Foy ou de l'annonciation (début du XIVe siècle).



Les façades latérales nord et sud sont en gros symétriques. Les dispositions architecturales fondamentales que l'on voit au sud se retrouvent en effet au nord. Les grosses différences se situent entre les deux façades latérales de la nef d'une part, et celles du chœur d'autre part. La nef et le chœur ont en effet été construits durant deux périodes différentes. Une trentaine d'années séparent leur construction, si bien que le style architectural de la nef est de type gothique classique, tandis que le chœur appartient au style gothique rayonnant.
Les fenêtres hautes de la nef sont composées de quatre lancettes surmontées d'une rose polylobée, tandis que celles du chœur présentent six lancettes, surmontées également d'une rose. Ces hautes baies du chœur sont surmontées d'un gâble triangulaire, caractéristique du gothique rayonnant, et qui s'élève jusqu'au delà de la galerie qui longe la base du toit du chœur.
Les collatéraux nord et sud de la nef sont chacun surmontés d'un vaste comble commun coiffé d'un unique toit incliné vers l'extérieur. Ce comble correspond à l'intérieur à un triforium, aveugle bien sûr, puisqu'il est coupé de la lumière par ce comble.
Par contre au niveau du chœur, la partie intérieure du double déambulatoire possède un toit plat aménagé en terrasse. Donnant sur cette terrasse, on observe une série de baies destinées à éclairer le triforium du chœur, qui de ce fait n'est plus aveugle.
Toujours au niveau du chœur, le déambulatoire extérieur (qui longe uniquement les travées rectangulaires du chœur) et les chapelles absidiales rayonnantes sont coiffées d'un toit pyramidal à pans multiples inclinés de tous côtés, et notamment vers l'extérieur comme vers l'intérieur (la terrasse) de l'édifice. Par contre les chapelles latérales de la nef, construites dans le strict alignement du déambulatoire extérieur du chœur, sont recouvertes d'un toit plat aménagé en une grande terrasse commune, longée par une balustrade.
Quant au transept qui possède un collatéral à l'est et un autre à l'ouest, il possède une organisation architecturale mixte chœur-nef. Du côté oriental (ou côté du chœur) en effet, le collatéral est couvert d'une terrasse qui prolonge la terrasse couvrant le déambulatoire interne du chœur, à l'exception cependant de la travée de l'extrémité, qui est recouverte d'un toit pyramidal à huit pans.
Du côté occidental par contre, le collatéral du transept est couvert de la même manière que celui de la nef, à savoir par un toit incliné uniquement vers l'extérieur et recouvrant des combles. Il n'y a donc pas de terrasse à ce niveau, et, à l'intérieur, le triforium correspondant est nécessairement aveugle.

La façade méridionale [modifier]


À l'extrémité occidentale de cette façade, sous la tour sud, se trouve la porte Saint-Christophe flanquée d'une énorme statue de saint Christophe portant, suivant la légende, un minuscule petit Jésus sur ses épaules. Plusieurs autres statues jalonnent le chemin entre la tour sud et le porche du croisillon sud du transept :

  • sur la face extérieure de la chapelle Notre-Dame de Foy, on peut admirer une représentation de l'Annonciation surmontée de saint Michel et de saint Raphaël.
  • Décorant le mur extérieur de la chapelle de l'Assomption, ex-chapelle Saint-Nicolas, on trouve un « waidier » et son épouse (waidier : marchand de guède en picard, la guède étant la plante avec laquelle on fabriquait la teinture bleu-pastel, plante à l'origine de la richesse d'Amiens). Au dessus : effigie de saint Nicolas debout, avec à ses pieds la marmite (fameuse en Picardie, dans le Nord, en Belgique et dans l'est de la France) où les trois enfants ont été mis à cuire par le méchant boucher.
  • puis une représentation de la Transfiguration
  • enfin une statue d'un évêque que l'on pense être Guillaume de Mâcon, puisque cette statue s'élève à l'arrière de la chapelle qu'il fit édifier durant les dernières années du XIIIe siècle.


La façade sud du transept et le portail Saint-Honoré [modifier]


Enserrée entre deux puissants contreforts latéraux, la façade sud du transept s'élance vers le ciel à une hauteur de près de 60 mètres, soit à peu près la même hauteur que la tour sud [18]. On y distingue trois étages : celui du portail, puis une énorme verrière, et tout en haut, le fronton. Les deux contreforts, très saillants à la base, effectuent une série de petits retraits successifs, soulignés à chaque fois par une bande saillante horizontale, ce qui atténue quelque peu l'intense verticalité de la façade.
L'étage inférieur de la façade est totalement occupé par le superbe portail surmonté uniquement d'une cannelure triangulaire dans l'angle supérieur duquel on a sculpté une décoration tréflée. L'ensemble de cet étage atteint quelques 20 mètres de hauteur et est surmonté d'une étroite galerie bordée d'une balustrade.
Au dessus débute le deuxième niveau consistant en une énorme verrière reposant sur une haute claire-voie. Cette dernière est composée de cinq baies à quatre lancettes groupées deux à deux. Chaque baie comporte une petite rose en sa partie supérieure, et est surmontée d'un agréable petit gâble. Cette claire-voie éclaire le triforium du transept, à l'intérieur de l'édifice. La verrière correspond à une grande rosace de style flamboyant reposant sur une deuxième claire-voie, celle-ci occupant tout l'espace disponible sous la rosace.
Le troisième et dernier niveau est occupé par un haut fronton triangulaire orné d'une série de bandes verticales, accentuant l'impression de verticalité qui se dégage de la façade. D'autant plus que ce fronton est entouré de deux énormes pinacles très élancés et finement ouvragés, qui eux aussi semblent s'élancer vers le ciel. Ces deux pinacles surmontent les deux contreforts latéraux de la façade. Enfin l'angle supérieur du fronton est également surmonté d'un troisième haut pinacle très effilé.

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MessageSujet: Re: Les Cathédrales du monde !   Mar 27 Jan 2009 - 0:05

49°53'41.23"N 2°18'05.92"

49°53'19.27"N 2°18'34.23"E


49°54'00.00"N 2°19'11.64"E
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MessageSujet: Cathédrale de Strasbourg, suite.   Sam 22 Mai 2010 - 9:18

Beatriz a écrit:
Place maitenant à la cathédrale de Strasbourg !
48°34'53.91"N / 7°45'3.38"E






Béa (bonjour à toi si tu fais un petit tour par ici!!) nous avait présenté cette cathédrale en Mai 2006 (ben oui, 4 ans déjà!).

Aujourd'hui, nous pouvons la voir en détail par la magie de l'informatique, mais attention au vertige, manipuler la souris avec délicatesse!!

C'est ici

Plusieurs points de vue sont accessibles (nef, plateforme, parvis, crypte etc...).

Bonne visite!


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MessageSujet: Cathédrale de Strasbourg   Sam 22 Mai 2010 - 11:04


Trés bel édifice, en effet ! J'apporte ma petite contribution :


vue ouest



vin chaud, c'est le marché de Noël !



L'extraordinaire Horloge Astronomique









Photos perso D90 18/105

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