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 [MALI] - Le Fleuve Niger
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MessageSujet: [MALI] - Le Fleuve Niger   Sam 15 Jan 2011 - 20:07

De retour au Mali, un pays exaltant lorsqu'on a le courage et la patience d'y faire un petit saut. A ce propos, il suffit de peu d'imagination pour créer un sujet à son honneur tant les information le concernant sont simples à trouver. Autrement dit, nombreux devraient être les participants qui s'y aventure, donc ne manquons pas de dextérité et allons droit au but. Vous remarquez que j'attache beaucoup d'importance aux préliminaires, d'où cette longueur avant d'entrer dans le vif du sujet, que certain ne comprenne guère, certainement par manque d'expérience,

Passons les plaisanteries, le fleuve Niger poursuit la logique de mon sujet précédent, abordant le Mali & L'eau. Je serais obligé de parler de ce long fleuve dans son ensemble afin de le présenter, puis nous nous rapprocherons petit à petit de son parcours à travers le Mali.

Localisons ce petit serpentin à travers l'Afrique. Il prend sa source près des monts de Loma, à la frontière de la Sierra Leone et de la Guinée. Puis, prend une direction nord-est, traversant la Guinée et le sud du Mali où il arrose Bamako, Tombouctou et Gao.

La source : Je n'ai pu localiser avec précision cette dernière. La zone rouge est l'endroit où il prend donc sa source, le trait bleu correspond au fleuve.

Entre KéMacina et Tombouctou il s'étend en une vaste plaine inondée de près de 40 000 km2 au maximum de l'inondation, dans ce qu'on appelle le delta intérieur, où son débit est réduit. Il y perd entre 25 et 50 % de ses eaux, principalement par évaporation.

Il bifurque ensuite vers le sud-est, traverse l'ouest du Niger dont la capitale Niamey, longe la frontière Niger-Benin, puis le Nigeria où il s'oriente de plus en plus vers le sud, vers un delta marécageux. Avant de rejoindre l'Atlantique à Port Harcourt après un périple de 4 184 km, il reçoit à Lokoja en rive gauche son principal affluent, la Bénoué, en provenance du Cameroun, qui double son débit avant le delta maritime.

Plaine inondée de Ké Macina à Tombouctou (MALI)


Malgré sa faible anthropisation, le fleuve Niger fait partie de ces fleuves (tout comme le Sénégal) qui ont été fortement aménagés depuis les années 1980 à cause de l'accentuation de la sécheresse. Par le biais de l'Autorité du Bassin du Niger (ABN), organisme de coopération internationale entre neuf pays qui se partagent son bassin (1980), et la création de l'Office du Niger (1932), le fleuve constitue un véritable enjeu agricole mais aussi électrique. L'aménagement de barrages (le barrage hydroélectrique de Sélingué, celui de Kainji) a désormais la vocation de sortir les pays africains de la dépendance énergétique (hydroélectricité) et céréalière (irrigation de périmètre de riziculture).

La traversée du fleuve au Mali :


Gros plan du barrages hydraulique Sélingué, Mali, construits sur le fleuve : 11°38'19.73"N 8°13'47.94"W


Le barrage hydroélectrique de Sélingué, situé dans la région de Sikasso à 140 km de Bamako et à proximité de la frontière guinéenne, est l'un des plus importants centres de production d’énergie du pays. D’une puissance globale de 46 mégawatts, il produit annuellement environ 247 GWh (soit 28% dela production nationale en 2006)[1] et permet la distribution électrique de Bamako, Kati, Koulikoro, Ségou, Fana, Dioïla, Yanfolila et Kalana. Il a été mis en service en 1980 et réhabilité entre 1996 et 2001. Il est exploité par la compagnie malienne Énergie du Mali.

Il a été construit sur la rivière Sankarani, un affluent du Niger. Son bassin de rétention forme le lac de Sélingué de 430 km² (et un volume de 2 2 milliards de m³), qui permet les cultures sur les périmètres irrigués gérés par l’Office de développement rural de Sélingué, ainsi que la pêche (l’approvisionnement de Bamako en poissons provient en grande partie de Sélingué). Il est également utilisé pour la maîtrise des crues.

Depuis 2001 le barrage sert de base à un projet de production agricole au service du développement local, notamment pour les populations ayant perdu leurs terres et habitations par le barrage, sous la forme du projet agricole Sankarani : 1 2000 ha de rizières et de bananeraies ainsi que des bassins de pisciculture.

Lac de rétention du barrage Sélingué : 11°29'52.89"N8°12'49.23"W


Le Niger est longtemps resté une énigme pour les géographes. Les caravanes sahéliennes qui commerçaient avec l'Afrique du Nord depuis Tombouctou rapportaient que cette ville était irriguée par un grand fleuve mais c'était la seule information dont disposaient les géographes européens qui ont, de manière plus ou moins sérieuse, plus ou moins documentée, rempli les blancs. Les hypothèses les plus fantaisistes étaient avancées.

Certains le confondaient avec le Sénégal ou avec le Congo, d'autres en faisaient une branche du Nil et pour d'autres encore, c'était une rivière tributaire d'un lac intérieur.

Vue d'ensemble du fleuve Niger :


À la fin du XVIIIe siècle, il devient clair que le Niger n'est pas le Nil ni le Sénégal et Tombouctou est une ville mythique dans l'imaginaire européen à la suite des descriptions qu'en a laissées Léon l'Africain sur sa richesse en or, étoffes et esclaves, qui aiguise la soif de connaissance (sinon d'or) des Européens. Les Anglais fondent, en 1788, l'Association pour la promotion et la découverte des parties intérieures de l'Afrique (Association for Promoting the Discovery of the Interior Parts of Africa), plus connue sous le nom abrégé d'Association africaine. Son but est la localisation précise de Tombouctou et la définition du tracé du Niger. Plusieurs expéditions sont organisées.

Le major Daniel Houghton (1740-1791) établit que le cours du fleuve orienté ouest-est empêche qu'il soit le prolongement du fleuve Sénégal. Il meurt lors d'une expédition exploratoire. On doit à son successeur, Mungo Park, lors d'une expédition en 1805, d'avoir descendu le fleuve sur 1 600 km de Bamako à Boussa de prouver sa route exacte vers l'océan Atlantique. Reste à en trouver la source.

Alexander Gordon Laing, militaire britannique en poste au Sierra Leone, est le premier explorateur qui, au début des années 1820 estime avec précision les coordonnées géographiques de la source du fleuve (quand bien même il ne peut l'atteindre, la région étant aux mains des indigènes). Il meurt, lui aussi, à Tombouctou en 1826 lors d'une mission géographique d'exploration du cours du Niger. En 1828, René Caillé est le premier Européen à revenir vivant de Tombouctou, ce qui lui vaut un prix de la part de la Société de géographie. Il fait part de ses découvertes dans son récit Voyage à Temboctou et à Djenné dans l'intérieur de l'Afrique, publié en 1830.

Les informations sont un fidèle copié collé de Wikipedia, forcément, j'aurais pu inventer une petite histoire mais autant rester dans le vrai. Source, je vais voir dorénavant si un sujet plus approfondi existe concernant Tombouctou, qui ne semble plus être mythe ! Si je reviens bredouille, je vous assure ce prochain développement. SOURCES >>

Barrage
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ivanovitch
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MessageSujet: Re: [MALI] - Le Fleuve Niger   Dim 16 Jan 2011 - 11:50

Ça pourrait être une idée de défi ça... trouver sur GE la source exacte du fleuve Niger...



                       
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[MALI] - Le Fleuve Niger
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