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 Nakuru, 3ème ville du Kenya, livrée à son tour à la haine
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ivanovitch
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MessageSujet: Nakuru, 3ème ville du Kenya, livrée à son tour à la haine   Lun 28 Jan 2008 - 9:31

Bonjour !

Le Kenya est depuis quelques jours déjà, à feu et à sang ! pale


0°17'9.54"S 36° 4'22.33"E








Source.




Voici l'article complet, car il va disparaître des archives :

Nakuru, 3ème ville du Kenya, livrée à son tour à la haine


Les troubles n'ont commencé que depuis quelques heures, mais déjà le quartier de Gilani est en feu, vendredi 25 janvier. Alors que d'épaisses colonnes de fumée montent dans le ciel, des femmes et des hommes tentent d'arracher leurs biens aux flammes qui dévorent les maisons. A la sortie ouest de Nakuru, troisième ville du Kenya, Gilani est peuplé essentiellement de Kikuyu. Aujourd'hui, ce sont les voisins du quartier de Kaptembwa qui jouent les incendiaires. Entre Gilani et Kaptembwa passe soudain une ligne de feu. Autre bord politique, autre composition ethnique qui n'avait, jusqu'à l'explosion des violences postélectorales, jamais constitué un motif de préoccupation, les deux zones sont happées par un cycle d'attaques et de vengeances en passe de les consumer.

A Nairobi, où l'annonce des résultats contestés de la présidentielle, le 30 décembre, avait déclenché une insurrection dans les bidonvilles, la tension est descendue d'un cran. Mais c'est au tour de la fertile vallée du Rift, qui traverse le Kenya, d'être frappée par le vent de la destruction.

Les jours derniers, des attaques se sont multipliées dans les campagnes, organisées essentiellement par des membres du groupe ethnique kalenjin (lié à l'opposition), et visant les habitants de l'ethnie kikuyu, celle du président Mwai Kibaki. Ces derniers, fuyant en camion ou sous protection policière leurs villages et leurs hameaux, venaient se réfugier à Nakuru. La violence, aujourd'hui, les y rattrape. Les deux bords politiques sont en train de tirer leur conflit, enjeu de pouvoir, sur le terrain de l'appartenance ethnique. Et chacun constitue des groupes de "défense" qui sont en réalité des milices.

A Nakuru, ils sont maintenant aux prises dans des batailles rangées dont les vraies victimes sont les populations. Côté kikuyu, un responsable de quartier explique sans ambages : "On allait attaquer les Kalenjin, et la police nous empêche de passer. On se dit qu'ils s'interposent. Mais ils laissent ensuite passer les Kalenjin pour brûler notre quartier. C'est bien la preuve que la police n'est pas neutre, non ?"

"IL FAUT QU'ILS S'EN AILLENT"

Dans la confusion, chacun est certain à Gilani que des guerriers traditionnels kalenjin venus de brousse se sont infiltrés en ville, armés de flèches empoisonnées. Partout, il n'est question que de hordes d'attaquants, de légions de guerriers venus des forêts voisines par centaines pour déferler sur la ville. "Ils sont possédés, ils sont armés, ils sont dangereux", crie un homme muni d'un bouclier de fortune. La vérité est qu'on n'aperçoit nulle part ces hordes, mais que les milices des deux bords, fondues dans la population, entraînent tout le monde dans une spirale autodestructrice faite de haine ethnique et de pillages.

Illustration douloureuse à Kaptembwa. La cohorte des jeunes armés, supporteurs de l'opposition, manie la rhétorique de la juste colère électorale, mais s'interrompt quand passe une malheureuse femme, pliant sous le fardeau d'un ballot arraché à sa maison voisine en feu. "Kikuyu ! Kikuyu ! Rentre à Othaya", une ville de la région peuplée essentiellement par les Kikuyu. Les machettes et les gourdins se lèvent, le pire est évité par la présence d'un groupe de la police antiémeute. Entre deux hurlements, les hommes en armes résument le plan de la journée : "L'opération, aujourd'hui, consiste à brûler les maisons des Kikuyu. Il faut qu'ils s'en aillent, c'est chez nous ici." Stephen montre sa machette, au fil soigneusement aiguisé sur un bout de béton : "Avant c'était un outil agricole, maintenant, c'est notre outil de justice." Des bières passent de main en main, les propos se font confus. Tandis que Joseph Nyakund promet de déclencher "un tsunami qui ira jusqu'à la Méditerranée", tous promettent de "chasser les Kikuyu".

Puis la police s'ébranle et descend vers les émeutiers. Les troupes de l'Unité de service général (GSU), à la brutalité légendaire, n'ont pas jugé bon de se munir de gaz lacrymogène. Le maintien de l'ordre, à Nakuru, se fait aujourd'hui par tirs à balles réelles. Moins d'une heure après leur passage, les mêmes jeunes se sont regroupés, mais au sol gisent, dans un rayon de quelques dizaines de mètres, trois d'entre eux, le crâne fracassé par une balle de la police.

Plus haut, sur le boulevard principal, des familles kikuyu assises au milieu de leurs meubles et de leurs valises, sauvés in extremis lors d'attaques dans les villages et hameaux des environs, attendent un nouvel assaut. Des jeunes, des vieux, des voyous, des pères de famille, ivres de peur et de colère, se sont emparés des armes à leur portée, machettes, bouts de planches, fers à béton, pierres.

Des voitures brûlent, des pierres volent, des barrages s'érigent. Sur le boulevard, la police ouvre le feu à un cheveu au-dessus des têtes pour chasser les émeutiers. Dans la ville placée sous couvre-feu, où l'armée kenyane, pour la première fois depuis le début de la crise, s'est déployée, nul n'était en mesure d'établir, samedi matin, le bilan exact des décès, qui pourraient dépasser la dizaine. En fin de journée, vendredi, le directeur de l'hôpital de la ville avait déjà reçu 116 blessés, "la plupart touchés par des armes blanches".

Source sur Le Monde.


                      
Répondre "je n'ai rien à cacher" en matière de vie privée revient à affirmer que l'on se fiche de la liberté d'expression parce que l'on n'a rien à dire. EDWARD SNOWDEN. 
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ivanovitch
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MessageSujet: Ismael Lô   Dim 10 Fév 2008 - 18:51

La musique de Ismael Lô "illustre" magnifiquement Embarassed la situation :



                      
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