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 Climat : Où en sommes nous en cette mi-décembre 2008 ?
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willy80
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MessageSujet: Climat : Où en sommes nous en cette mi-décembre 2008 ?   Dim 14 Déc 2008 - 11:16

http://www.resiliencetv.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=1444

Publié par Isabelle Saillot le 14/12/2008






1) La situation du soleil : Comme il est rappelé par la Nasa dans le post du mois, d'octobre précédent, l'année 2008 est marquée par une remarquable absence de taches solaires. Sans parvenir au chiffre de 280 jours sans taches évoqué par David Hathaway et si on la compare aux années du XXème et XXIème siècle, l'année 2008 se classe (en ce 12 décembre) en troisième position juste derrière les années 1912 et 1913 qui ont été deux années particulièrement froides.(cf ci-dessous).

Le graphe ci-contre (source) a été réalisé le 8 décembre 2008. Une nouvelle tache (N° 1009) a été été identifiée dans la partie Sud Est et en bordure du disque le 10 décembre. Elle devrait rapidement être invisible du fait de la rotation apparente du soleil. Le 12 décembre , on peut donc dire que si la seconde moitié de décembre comporte encore 6 jours sans taches, sur les 19 restants, l'année 2008 occupera la seconde place sur le graphique ci-contre. Ceci est assez probable. C'est à dire que l'année 2008 occupera la seconde année place dans le classement du nombre de jour sans éruptions des XXième et XXIème siècles, donc sur 108 ans. Remarquez que les deux années 2007 et 2008 figurent dans le "top-ten" des années pauvres en taches de ces deux siècles. Ainsi, le minimum solaire depuis la cycle 23 a vu 489 jours sans taches ce qui le place immédiatement après les cycles 14-16 (des années du début du XXème siècle)qui ont été exceptionnels puisque ces années figurent dans le "top-ten" du graphe précédent.






Dans le courant du mois de novembre, il avait pourtant semblé (à certains) que le cycle solaire 24 reprenait un peu de sa vigueur, comme on peut le voir à l'extrémité droite du graphique suivant qui se termine au 30 Nov. 2008.

Il n'en était rien puisque le soleil s'est de nouveau assoupi pendant plusieurs semaines consécutives après cette brève reprise (spots 1007 (2 nov)) et 1008 (10 nov)).

On observe aussi sur ce graphique que les prévisions de la NASA (en rouge) qui avaient déjà été déplacées plusieurs fois auparavant, nécessiteront, au moins, encore un recadrage supplémentaire.

Les lecteurs savent qu'il n'existe pas encore de théorie confirmée (voir cette page) sur l'influence des cycles solaires sur le climat. Néanmoins, un très grand nombre d'observations très diverses et venant de diverses parties du globe donnent à penser que cette influence existe, bien que certains persistent à la nier.
Les années pauvres en taches solaires correspondent assez généralement à des années froides (avec un retard de 2 à 10 ans). Il en a été ainsi des minima de Dalton (1400-1700) et de Maunders (autour de 1812).


A titre d'exemple, on peut rappeler que l'hiver 1911-1912 fut un hiver extrêmement rigoureux ainsi que le note cette source tirée d'un article du Toronto Star de février 2007 :

"Cette semaine peut sembler froide, mais ce n'est rien, absolument rien comparé à l'hiver de l'année 1912, une année qui demeure dans les livres des records comme le pire hiver des 100 dernières années. A la mi-Janvier, il faisait si froid que le port de Toronto était complètement gelé. Au début de Février, la glace en bordure des berges du lac avait un mètre d'épaisseur et vous pouviez patiner de Toronto à Hamilton si vous aviez le temps. Vers le milieu du mois, tout le monde faisait des paris sur la date à laquelle tout le lac serait gelé. Cela se produisit à la fin du mois....."
C'est évidemment anecdotique mais cet hiver froid et surtout humide fut ressenti sur l'ensemble du globe. Le années 1912-1913 ont été les années les plus froides du globe depuis 1860 jusqu'à nos jours.


2) La PDO (oscillation multidécennale Pacifique) le 15 Nov. 2008

(image source NASA), (texte source Nasa)

Cette photo travaillée, prise par le satellite franco-US Jason1, spécialisé dans la mesure du niveau des océans, montre une image typique d'une grande zone froide de l'océan pacifique en forme de coin ou de triangle. Ce coin froid (en bleu et pourpre) de mer contractée est en général accompagné d'une zone plus élevée et plus chaude (en rouge -jaune) en forme de fer à cheval, comme on le voit sur cette animation de la NASA.

Cette image moyennée sur une période de 10 jours centrés autour du 15 septembre est comparée à la période moyenne 1993-2008, pour ce qui est du code des couleurs.

Pendant les années 80 et 90, l'océan Pacifique était bloqué dans une situation exactement inverse de celle-ci. Par contre, la situations actuelle ressemble à celles des années 1945-76 qui avait été marquée par un net refroidissement de la planète (au point de faire craindre un nouvel âge glaciaire)

À noter que ce schéma de refroidissement des eaux du Pacifique n'a rien à voir avec un phénomène La Niña (ou El Niño) qui se présentent plutôt comme une zone froide (ou chaude) équatoriale en contact avec l'Equateur (le pays) américain.

En réalité, et bien que nous soyons actuellement dans une période froide de la PDO, on ne voit pour l'instant ni El Niño, ni La Niña. Nous savons que les périodes froides de la PDO correspondent préférentiellement, mais sans exclusive, à des La Niña (voir ci-dessus).

Roy Spencer, Joe d'Aleo et Roger Pielke Sr, en particulier, pensent qu'il existe un lien étroit entre la température moyenne du globe et l'Indice MEI ENSO tel que relevé par la NOAA (ici).



Pour tester ce point de vue, j''ai superposé les graphiques des relevés de température des quatre sources (UAH, HADCrut, GISS et RSS) (avec WoodFortress) avec les indices MEI de l' ENSO de la NOAA (remis à l'échelle. Celui avec les gros chiffres) pour la période 1995 à nos jours. L'échelle verticale en petits chiffres représente l'anomalie de température globale. Remarquez que les courbes du HADCRUT et du GISS ont été décalées d'une quantité qui correspond à la différence des points d'origine comme cela est expliqué ici. L'indice MEI (Multivariate ENSO Index) est une combinaison de 6 paramètres mesurés au dessus du Pacifique Tropical.
Ces six paramètres sont la pression au niveau de la mer, les 2 composantes du vent à la surface (zonale, méridionale), la température de l'air à la surface, la température de la surface de la mer et la fraction de la couverture nuageuse. (détails ici)


Le résultat de cette superposition est reporté sur le graphique ci-dessus.

Comme on le voit la corrélation entre l'indice MEI de l'ENSO (qui ne concerne que la zone tropicale du Pacifique) et la température moyenne du globe est très bonne.
Elle est même remarquablement fidèle jusque dans les détails.


On note un léger décalage de la courbe de l'indice MEI de l'ENSO vers la gauche par rapport aux courbes de températures globales ce qui signifie que les courbes de températures du globe suivent les courbes de l'indice ENSO avec un retard variant entre 4 et 9 mois ... Autrement dit encore, si on prolonge cette corrélation et en observant que l'extrémité droite de la courbe MEI-ENSO est bleue (donc en phase de refroidissement), on peut penser que la température moyenne du globe sera relativement froide dans les mois à venir, avec une température proche ou très légèrement au dessus de la moyenne de référence. Ceci écartera encore davantage ce graphe des prédictions (prévisions ou scénarios) de températures ascendantes du GIEC.

Wait and see !

On peut s'étonner que les courbes des températures du globe soient aussi bien corrélée avec l'indice MEI de l'ENSO qui ne reflète que l'état de la mer et de l'air à la surface ainsi que l'ennuagement au dessus de la zone tropicale de l'océan Pacifique.

Pourtant, cette simple observation est parfaitement cohérente avec un article récemment proposé par Roy Spencer (soumis à Geophysical Research Letters mais disponible sur son propre site ici). Roy Spencer utilise un modèle simple pour montrer que les changements climatique du globe sont "Une réponse naturelle aux changements de la couverture nuageuse associée à l'oscillation Pacifique Décennale PDO)". Roy Spencer trouve une légère montée des températures qui pourrait être due à un effet de serre sans contre-réaction, ce qui donne une sensibilité de 0,44°C (hausse de température pour un doublement du taux de CO2). Ce qui, en pratique, est strictement négligeable. Notez aussi que la PDO est une oscillation strictement naturelle qui n'a rien à voir avec l'effet de serre.

Il est malheureux ( surprenant ?) que le GIEC se soit toujours refusé à envisager une telle possibilité, alors qu'une simple superposition de graphes, que tout le monde peut faire, permet d'avoir une assez bonne idée du résultat !

Voilà une corrélation et une explication qui nous changent singulièrement de la pseudo-corrélation tant vantée par le GIEC entre le taux de CO2 et la température du globe. Laquelle était déjà largement défaillante entre 1945 et 1976, et aussi depuis 1998...Voici d'ailleurs un graphe représentant les différentes projections données par les différents modèles de 2000 à 2100.



La zone rouge représente les projections des modèles du dernier rapport du GIEC (2007). Ces projections sont données avec un taux de confiance de 90% (!).

Tout en bas, en tireté bleu, la projection de Spencer (et Brasswell) qui résulte des observations faites ci-dessus. La température, selon Spencer et Braswell ne devrait monter que de 0,7°C en cent ans, ce qui correspond d'ailleurs à ce que nous avons connu au siècle dernier.



Comme on le voit la différence entre les projections du GIEC et de Spencer (et Braswell) est énorme... A noter que d'autres chercheurs tels que Schwartz (2006), Douglass et al (2006) ont trouvé aussi des sensiblités notablement inférieures à celles du GIEC et ceci à partir de mesures totalement différentes et indépendantes...

Que les "solaristes" n'oublient pas que des chercheurs ont trouvé des corrélations marquées entre l'irradiance solaire (TSI, elle même corrélée avec les cycles solaires) et les températures des océans. A noter aussi que tout ceci est conforme aux observations statistiques de Klyashtorin et Lyubushin (2003) décrites ci-dessus.
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